RSN n° 523

RSN – Revue du Souvenir Napoléonien

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EDITO

« Je vous ai laissé la paix, j’ai retrouvé la guerre ! Je vous ai laissé des victoires,j’ai retrouvé des revers ! Je vous ai laissé des millions d’Italie, j’ai retrouvé partout des lois spoliatrices et la misère. » Ce ressentiment exprimé par Bonaparte en Brumaire en dit long sur l’état de la France. Tout est donc à refaire et il faut protéger le pays d’une nouvelle agression : ce sera bientôt la Seconde campagne d’Italie, encore plus efficace et foudroyante que la Première. Le Consul décide de frapper là où personne ne l’attend, en Lombardie, en franchissant les Alpes par le col du Grand Saint-Bernard. Et cette campagne s’achèvera avec éclat à Marengo. C’était il y a deux cent vingt ans. À ce souvenir, il convient d’associer Desaix, mort en décidant de l’issue glorieuse de la bataille, ainsi que Kléber, lâchement assassiné au Caire.L’Italie libérée, Bonaparte en deviendra en 1802 le premier président de la
République (titre inconnu, le prochain sera Louis-Napoléon en 1848). Revenu à Paris, il créera ses « masses de granit » sur lesquelles la France s’appuie encore.
1800 : une année fondatrice, une année inspirante pour nous, encore aujourd’hui.

Christian Bourdeille

 

Dossier spécial

Les collections du Musée national historique de la Grèce

 

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